Il était une fois...
SAINT-COLOMBE
"En 1300 apparaît l'église de MARIGNIEU. Elle cessa d'exister avant 1655 et fut remplacé par celle de SAINT COLOMBE de LA BROSSE qui était à cette date une annexe de SAINT-VULBAS sur la rive droite." (1)
Mais qui était Sainte Colombe (2) :
Jeune princesse Espagnole de sang Royal mais païenne de Saragosse, elle a été éclairée très jeune par la grâce de Dieu. A 16 ans, elle quitte ses parents et part en Gaulle pour s'adonner à la religion chrétienne.
Accompagnée part Béate, Sanctien et Augustin, elle passe dans les Landes...Leur chemin n'est pas de tout repos...mais déjà les mirâcles marquent leur parcours. Assoifés lors de leur périple Dieu fit jaillir une fontaine pour étancher leur soif sur la demande de la jeune espagnole.
En arrivant dans le Dauphiné, elle se fait Baptiser à Vienne et reçoit le nom virginal de Colombe.
Ils traversèrent Lyon, Macon, Autun et enfin la grande ville gallo-romaine, ancienne capitale des Sénons : Sens...(département 89)!!! Où ils ont été accueillis par une communauté chrétienne. Leur quotidien était voué à visiter les tombeaux des martyrs Sénonais.
A la même époque, l'Empereur Aurélien arrive dans la ville. On lui dénonce la présence de ce groupe d'étrangers...des nouveaux chrétiens...Ils les fait comparaître devant lui, mais les trouvant inébranlables dans leur foi ils les condamna aux supplices et à la mort... Toutefois ravi par la beauté de Colombe et ayant prit connaissance de sa descendance, il fit une exception pour elle. Il la contraint à participer aux supplices infligés à ses camarades pour la faire plier...menaces et flatteries en vue de la noce...Mais en vain...Elle lui répondit "Vous voulez, ô tyran, me séparer de l'amour du Christ, mon céleste époux, mais vous n'y parviendrez jamais. Jamais ces biens périssables que vous me promettez ne pourront me détourner de l'amour de mon Dieu".
Furieux, Aurélien, l'a fit enchainer dans un cachot et la livra à un débauché...Mais providence...Une ourse rentra dans la pièce et renversa l'homme. Colombe lui ordonna de le laisser vivre et convertit son agresseur au christianisme.
Aurélien avertit, il s'empressa d'ordonner à ces soldats de la faire comparaitre devant lui. Ils ne peurent pas entrer dans le cachot, l'ouse bloquait le passage et les empêcha d'entrer. L'empereur ordonna de mettre le feu à la cellule, l'ourse lécha les pieds meurtris de le jeune espagnole et effrayée s'enfuit en traversant les flammes...Colombe allait brûler vive...Mais à nouveau la providence ...fit tomber la pluie qui éteignit le feu.
L'empereur persuadé qu'elle avait des dons magiques voulu la contraindre à lui dévoiler son secret maléfique...Elle lui dit "tu me crois armée des enchantements du démon, mais non, je ne connais pas de maléfices, j'adore le Christ, Fils de Dieu tout-puissant. J'invoque Jésus dans mes tribulations et il daigne m'exaucer".
Bafoué, il lui répondit "Dieu est mon Sauveur aidant, je triompherai de tes supplices".
ll la condamna à avoir la tête tranchée. Nous somme alors au IIIème siècle...
Elle fut conduite à une borne militaire de sens à Meaux. Arrivée au lieu de la condamnation elle offrit à ses bourreaux son manteau en échange d'une prière, une voix divine se fit alors entendre " Viens, Colombe, les cieux te sont ouverts".
Elle pria pour ces bourreaux et reçu deux coups fatals.
Abandonnée dans les broussailles, près d'une fontaine à Anzon pour être la proie des bêtes sauvages, son corps fut en fait, vénéré par ces dernières...A ce moment précis, un gardien de troupeau voyant ses bêtes fléchir les genoux devant ce corps en avertit son maitre Aubertus, général romain aveugle de la région Sénonaise et propriétaire d'une villa aux abords.
Il se fit conduire à l'endroit poussé par l'appel de Dieu. Il mouilla ses yeux du sang de la martyre et recouvrit instantanément la vue.
Reconnaissant et croyant il transporta le corps de la vierge martyre et l'ensevelit dans sa propriété. Il fit construire une petite chapelle au dessus.
En 620, Clotaire II fonda un monastère sur ce tombeau.
Au Moyen-Age, la France comptait 60 autels et cinq abbayes dédiés à Saint-Colombe.
De nos jours, 53 localités portent son nom, ainsi que d'innombrables lieux-dits et fontaines.
(1) d'après Le Balmolan édition 2000.
(2) d'après Sainte-Colombe, une martyre Sénonaise, une ancienne Abbaye (édition de 1972 - Imprimerie Barré)
