Bouilleur de crue
Bouilleur de crue :
Personne habilitée à produire ses propres eux-de-vie.
Cette profession est en voie de disparition...
Ce sont les soldats de Napoléon et leurs descendants qui bénéficiaient de ce privilège, cela leur permettait de produire leur propre alcool.
Depuis 1959 ce privilège n'est plus transmissible. Cela pour limiter l'alcoolisme dans les campagnes !!! Fin de la transmission entre générations. Le conjoint survivant peut en user jusqu'à sa mort mais plus les descendants.
Désormais les bouilleurs non titulaires peuvent fabriquer leur alcool en faisant appel à des distillateurs ambulant mais doivent verser une taxe fiscale aux douanes.
HISTOIRE :
Donc Napoléon accorda une exonération des taxes pour la distillation de 10 litres d'alcool pur ou 20 litres d'alcool à 50 %.
Eau de vie :
Du latin aqua vitae .
Elle fut élaborée au Moyen-Age par des Alchimistes qui tentaient de créer un élixir de longue vie. On lui a longtemps attribué des vertues médicinales. Jusqu'au XX ème siècle on soignait encore les enfants avec.
La distillation :
Le procédé : Faire évaporer l'alcool puis le condenser afin d'augmenter la proportion d'alcool dans le produit final.
L'alcool (éthanol) s'évapore à environ 78,5°C.
L'Alambic :
Sa fabrication est attribuée aux arabes au XI ème siècle. Mais les grecs connaissaient déjà ce procédé. Vient de l'arabe Al inbïq, mais emprunté au grec Ambix (le vase).
Egalement traces de l'invention de l'Alambic il y a - 3500 avant JC en Mésopothamie par les Egyptiens.
D'abord utiliser pour la fabrication des essences et des parfums puis dérivées sur les alcools par distillation des jus de fruits fermentés.
Photos :

Broyage des fruits.



Alambic ambulant du Nord-Isère. Tas de grappe... Fabrications diverses raisin, poire, prune...La plus prisée : l'eau de vie de poire ...


Et voilà...
